Hello !

On se retrouve aujourd’hui pour un article choc. Révélation. Bouleversant. Il va détruire tout ce que tu pensais savoir sur l’entrepreneuriat. Tout ce que tes cours t’ont certainement appris. Tout.

Aujourd’hui, ensemble et sous tes yeux ébahis, on va parler de business plan. Et plus encore, on va détruire bien comme il faut, le mythe du business plan.

Prête ? Let’s go !


Avant de commencer : c’est quoi le business plan ?

Si tu n’as fait ni école de commerce, ni de formation officielle – CCI, Pôle emploi… – à l’entrepreneuriat, il est possible que la notion de business plan t’ait échappée.

En gros, ce document, aussi appelé Plan d’affaires en VF, est un outil qui permet de situer ton entreprise dans le marché déjà concurrentiel des entreprises. Pour écrire ton business plan, tu vas : réfléchir à tes coûts, penser ton offre, anticiper ton bilan, imaginer ta communication.

Plus largement, cet outil permet :

  1. étudier la rentabilité (et donc la viabilité de ton entreprise)
  2. obtenir des financements auprès des institutions et des banques
  3. suivre l’évolution de ta boite

Très bien me diras-tu. Sauf que…

Les limites du business plan

Sauf que le business plan est tout à la fois un document effrayant, trompeur et, pour certaines entrepreneuse, il est même carrément inutile. Oui, oui.

#1 Un document effrayant

Si certaines futures entrepreneuses peuvent trouver intéressante la rédaction d’un dossier de 20 à 40 pages avec tableaux et sous-sous titres (c’est mon cas !), d’autres peuvent être paralysées à cette idée. (Et notamment les personnes qui n’ont jamais été à l’aise dans un cadre un peu strict et scolaire…)

Sur le blog :  Travailler avec une influenceuse en tant que marque

Persuadée que l’entreprise, c’est un business plan, de nombreuses candidates à l’entreprise se bloquent et ne vont jamais plus loin…

#2 Un document trompeur

Par ailleurs, le business plan par son aspect très institutionnel peut être trompeur. Ce n’est pas parce que l’enveloppe de votre BP est belle – police Garamond, tableaux soignés – que son fond est bon et équilibré !

Un BP qui se conclut sur des résultats instables ou par une non viabilité de l’entreprise à 3 ans ne devrait pas être laissé tel quel. Il devrait être réétudié dès le début pour trouver des premières pistes vers une rentabilité.

Besoin d’aide pour établir un business model rentable et un business plan équilibré ? Découvre notre accompagnement Devenir Patronne.

#3 Un document souvent mal utilisé

Enfin, le BP est souvent destiné au banquier et.. à ses tiroirs. Pour peu que vous n’ayiez pas besoin de banquier, il va directement au fin fond de vos tiroirs, physiques ou informatiques, et vous ne le regardez plus. Plus jamais.

Dommage. Car plutôt qu’un ennemi coriace, le BP devrait être un allié et un outil de suivi au quotidien. Ai-je rempli mes objectifs ? Qu’avais-je prévu comme évolution ? Puis-je faire évoluer ces résultats ?

On en arrive à notre troisième partie.

L’utilité du business plan

La vraie utilité de votre business plan est d’être un allié et un guide dans le développement de votre activité. Plus qu’un document méga-alambiqué, c’est donc une feuille de route qu’il ne faudrait pas hésiter à faire évoluer – en fonction des changements de votre entreprise (offres, distributions, choix…).

Sur le blog :  Gestion du temps : 4 méthodes pour mieux s'organiser

La force une entrepreneuse : l’adaptation

En effet, la vérité du métier d’entrepreneuse est l’adaptation. L’une des qualités et des forces principales de l’entrepreneuse est ainsi de savoir répondre aux défis qui lui sont proposés avant que son entreprise ne lâche.

Inutile de s’entêter à suivre des orientations qui s’avèrent non fonctionnelles après plusieurs mois d’expérimentation. La loi du réel est parfois plus forte que celle de la théorie et des prévisions. Dans ce cas, l’entrepreneuse doit savoir réagir et trouver des solutions – quitte à modifier son business plan.

C’est pourquoi à La Patronnerie et au Studio Patronne nous valorisons le test & learn – en VP, l’expérimentation et le prototypage. Si tous les projets et toutes les activités ne le permettent pas, beaucoup sont totalement adaptées à ce mode de travail !

Un business plan comme feuille de route

En fixant des objectifs et en permettant la projection chiffrée, le BP est un allié de l’entrepreneuse. Plutôt que le considérer comme profession de foi, cependant, il faut l’envisager comme un outil de suivi qui peut être adapté et complété en fonction des changements de l’entreprise.

De même, il permet aussi de se rassurer, quand l’activité débute. Il est normal de valider peu de prestations au début. Il est normal de démarcher beaucoup pour peu de résultats. Il est normal d’avoir une faible fréquentation. Le tout est de l’avoir chiffré et de l’avoir anticipé.

C’est pourquoi un business plan, plus qu’une enfilée de chiffres, est d’abord une somme d’hypothèses qu’il est essentiel de comprendre. Ne te contente pas d’appliquer un modèle de base pour créer ton BP : comprends-le et adapte-le à ta sauce pour le faire coller à ta situation !

Sur le blog :  Préparer un salon professionnel : to-do list

Ton activité existe depuis longtemps mais tu aimerais la cadrer avec un business plan et un bilan prévisionnel bien taillés ? Notre suivi Devenir Patronne est là pour t’aider à le faire. Lance-toi et obtiens-ton BP en moins de 3 mois !


As-tu fait un business plan pour ta boite ? Est-il à tes côtés ou au fond de tes tiroirs ? Comment gères-tu les chiffres et la vision globale de ton entreprise ?

Dis-nous tout !

Marièke